IMPACTS SOCIéTAUX en 2025

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Le coût croissant engendré par les tempêtes tropicales et les inondations, ainsi que l’augmentation du nombre de migrants qui disparaissent en mer, mettent en lumière la charge disproportionnée supportée par les populations les plus vulnérables. Par ailleurs, la menace persistante liée à la pollution plastique marine révèle les injustices environnementales subies à la fois par la faune marine et par les communautés humaines à risque, aggravant les vulnérabilités existantes.

Les coûts mondiaux liés aux tempêtes tropicales et aux inondations atteignent 102 milliards USD. 

En 2023, les pertes économiques causées par les cyclones tropicaux et les inondations s’élèvent à 102 milliards USD (corrigées de l’inflation). Depuis 1980, ces pertes ont connu une croissance exponentielle, dépassant désormais régulièrement les 100 milliards USD par an, avec un coût en hausse de 25 % par décennie. Les tempêtes tropicales déclenchent souvent des précipitations intenses, entraînant des inondations, des pertes humaines et la destruction de biens pour des montants colossaux. Environ 560 millions de personnes sont exposées chaque année, un chiffre en constante augmentation toutes intensités de cyclone confondues, depuis deux décennies. 

Les primes d’assurance maritime ont augmenté de 5,9 %, 

en lien avec l’expansion du commerce mondial et les menaces croissantes. En 2023, les primes mondiales d’assurance maritime ont totalisé 38,9 milliards USD, soit une hausse de 5,9 % par rapport à 2022. Cette croissance est régulière depuis cinq ans. Les tensions géopolitiques sur les routes commerciales mondiales ont provoqué une hausse des primes, augmentant les coûts des trajets, notamment en raison de reroutages des navires impliquant des trajets plus longs. Cette hausse reflète également l’augmentation des coût d’assurances face aux ouragans, aux conflits armés et à la piraterie. Les principales primes d’assurance, recensées par l’Union Internationale des Assureurs Maritimes et les clubs P&I (Protection et Indemnité), couvrent environ 95 % de l’ensemble des risques, mais les chiffres issus de l’assurance publique ne donnent qu’une vision partielle de l’exposition totale aux risques. En particulier, les dommages causés aux écosystèmes marins en cas de marées noires sont très variés, et ne peuvent pas toujours être évalués en termes monétaires. 

9 002 migrants sont morts en mer, un record pour la dernière décennie.

Plus de 73 000 migrants ont péri ou disparu en mer au cours des dix dernières années, avec un pic de 9 002 morts ou disparitions en 2024 — une hausse de 3 % par rapport à 2023, et de 25 % par rapport à 2022. La pauvreté, le chômage, la faim et l’insécurité constituent les moteurs principaux de ces migrations. Les changements environnementaux — comme l’élévation du niveau de la mer ou l’épuisement des ressources marines lié à la surpêche et à la variabilité climatique — jouent également un rôle important dans les déplacements forcés. Toutefois, le lien entre les changements océaniques et la mortalité des migrants reste mal documenté et nécessite des recherches approfondies. 

La pollution plastique marine engendre 250 milliards USD de coûts sanitaires et touche 1 200 espèces.

 En 2015, les coûts sanitaires liés à l’exposition aux plastiques via la consommation de produits de la mer ont dépassé 250 milliards USD à l’échelle mondiale. Des substances chimiques véhiculées par les microplastiques ont été retrouvées dans le sang, les tissus adipeux et l’urine humaine, et sont associées à des pathologies telles que le cancer, l’infertilité, l’obésité, les maladies cardiovasculaires et les troubles du développement chez les nourrissons — y compris avant la naissance. Plus de 1 200 espèces marines sont affectées par la pollution plastique par enchevêtrement, ingestion ou contamination chimique.